Bioshock Infinite, la claque cosmique

C’est difficile de donner son avis sur quelques chose qu’on aime en étant totalement objectif. Alors autant mettre les choses au clair tout de suite, j’ai surkiffer Bioshock Infinite. Et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Columbia in the sky

Qui ne connait pas la série des Bioshock ? Une série qui a réussi a conquérir le cœur des joueurs avec son univers original et son gameplay novateur. La principale caractéristique de la série Bioshock, c’est son univers et plus particulièrement ses villes. Rapture, la ville sous marine des deux premiers opus a disparu pour laisser place à Columbia, la cité dans les nuages. Mais les deux villes partagent la même envie : créer une société utopique et autarcique.

Bioshock Infinite Columbia

Et que les claustrophobes se rassurent : terminés les environnements fermés et angoissants de Rapture, Columbia se veut ouverte et vivante. C’est donc dans un environnement beaucoup plus détaillé et plus éclairé que se passe la majeure partie de l’aventure. L’ambiance du jeu en est donc totalement modifiée, vous vous sentirez beaucoup moins oppressé et pris au piège que dans les premiers Bioshock. Et honnêtement, ça claque. La première fois que vous posez les yeux sur la ville, vous allez surement passer un bon petit moment à vous balader, à écouter les discussions entre les PNJ et à admirer le paysage.

Car au contraire de Rapture, Columbia n’est pas une ville morte : les habitants sont toujours là et vivent leurs petites vies tranquillement. Bon, on peut quand même reprocher aux PNJ de ne justement pas être assez vivants : ils restent la plupart du temps immobiles et vous avez plus l’impression de rencontrer des automates que des êtres virtuellement vivants.

Là où Rapture se voulait une société centrée sur la science et l’innovation, Columbia possède elle une société ultra religieuse et qui se coltine un sérieux culte de la personnalité pour Zachary Hale Comstock, le fondateur / dirigeant / prophète de la ville. Et c’est aussi le grand méchant de l’histoire. Et quelle histoire mes amis…

L’agneau et le faux berger

Le scénario est clairement le point fort de ce Bioshock. Du début à la fin (magistrale) vous serez absorbé par les différents événements ponctuant l’histoire. Pour vous poser les bases, vous incarnez Booker DeWitt, un détective privé forcé d’accepter une mission de secours dans Columbia pour payer ses dettes. Autre nouveauté, le héros n’est pas muet. Vous aurez donc le droit à de nombreux commentaires sur Columbia, ses habitants, les événements qui se déroulent devant vos yeux, etc.

Vous voila donc parti pour Columbia, à la recherche d’Elizabeth, une jeune fille enfermée dans une tour, à la médiévale. Et là, je vais peser mes mots : Elizabeth est, et restera pour un bon bout de temps surement, le meilleur PNJ que j’ai eu l’occasion de croisé dans un jeu vidéo. L’agneau de Columbia (oui, c’est son petit sobriquet) possède une personnalité si bien développée et si marquée que j’ai souvent eu l’impression d’avoir à faire à un personnage de film.

Une fois que vous l’aurez rencontré, ce qui arrive au début de l’aventure, elle ne vous lâchera plus. Mais attention, Elizabeth est loin d’être un boulet comme dans d’autres jeux (oui, Resident Evil 4, je parle de toi !). La première chose qui m’a agréablement surpris c’est qu’Elizabeth ne court presque jamais derrière vous, elle est toujours devant. Vous ne passerez donc pas trois plombes à la chercher pour finalement la retrouver en boule derrière une caisse à chialer sa môman (OUI JE PARLE ENCORE DE TOI RE4). Elizabeth est utile que ce soit en combat ou en dehors.

Bioshock Infinite Elizabeth

Premièrement, Elizabeth ne peut pas mourir en combat donc peu de risques qu’elle se prenne une balle perdue ou qu’elle se fasse attaquée pendant qu’elle se met en boule pour pleurer (OUI… bon ok j’arrete). Pendant les combats justement, elle ira vous trouver des munitions ou de la santé, pourra ouvrir des « failles temporelles » pour faire apparaître des armes, des tourelles ou autres joyeusetés venues de réalités parallèles.

Oui, ceux qui n’ont pas joué au jeu doivent se dire « What is the fuck ?! Des failles ? Des réalités parallèles ? ». Eh oui, Elizabeth possède un tout petit pouvoir lui permettant d’ouvrir des failles vers des réalités alternatives. Ne m’en voulez pas, je ne développerai pas trop ce point parce que je risque de vous spoiler une bonne partie du scénario. Mais j’ai trouvé ça très bien amené au niveau du scénario et super pratique en combat.

Bioshock Infinite (Loop)

Je vais m’arrêter ici, vous spoiler ne serais ce qu’une ligne du scénario de ce jeu serait criminel. Il est peut être trop tôt pour le dire mais pour moi, Bioshock Infinite est surement le jeu de l’année. On pourrait lui reprocher sa facilité et quelques petites choses par ci par là mais si vous vous plongez vraiment dans le jeu comme je l’ai fais, vous n’êtes pas prêt de l’oublier.

 

2 Comments

  1. J’ai rarement été aussi absorbé en regardant quelqu’un jouer a un jeux vidéo, l’histoire est juste excellente.
    Pas besoin d’être un fan de la série « Bioshock » pour rester admiratif devant l’univers du 3ème opus.

    Ps : Toujours un plaisir de te lire 🙂

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