Papers, please : vis ma vie de… douanier

« Camarade ! Réjouis toi car par ces temps difficiles, tu viens d’être tiré au sort dans la grande loterie nationale pour occuper le poste de douanier à l’une des frontières de notre grand et merveilleux pays, Arstotzka ! Ne nous déçois pas, de nombreuses personnes rêvent d’être à ta place ! » C’est sur cette base que repose le jeu dont je vais vous parler aujourd’hui : Papers, please.

Papers, please est un petit jeu indépendant pesant à peine 34 mo qui fait énormément parler de lui depuis sa sortie. Développé par un seul mec, Lucas Pope, le jeu fait l’unanimité dans la presse. Au moment où j’écris cet article, Papers, please récolte un joli score de 87% sur Metacritic.

De si bonnes notes pour un jeu pas super joli et qui en plus propose une « simulation » de douanier ? Forcément, ça a attisé ma curiosité et je suis allé voir ce que ça donnait. Eh ben j’ai pas été déçu.

Papers, please : vis ma vie de... douanier

Papers, please and glory to Arstotzka !

Alors Papers, please, de quoi ça s’agit ? Comme j’ai essayé de vous le faire comprendre dans l’intro, vous incarnez un habitant d’un pays communiste, Arstotzka, qui a été sélectionné lors de la grande loterie nationale pour occuper le poste de douanier dans l’une des douanes du pays. Vous voila donc propulsez dans la peau d’un douanier qui doit vérifier les papiers de toutes les personnes se présentant à votre poste de douane et souhaitant rentrer dans votre pays.

Et quand je dis que vous devez vérifier les papiers, vous devez VRAIMENT vérifier TOUTES les informations présentes sur le passeport des immigrants. Si le nom est correct, si le genre correspond bien, si la ville existe, la date d’expiration, et bien plus encore au fur et à mesure que le jeu avance. Alors oui, je sais, expliqué comme ça le jeu ne fais pas vraiment rêver. Le jeu repose pourtant juste sur ça, vérifier les papiers de toutes les personnes se présentant à vous.

Mais Papers, please est bien plus profond que ça et va souvent vous demander de réaliser des choix cornéliens. Votre poste de douanier va en effet permettre à votre famille de pouvoir vivre au chaud et de manger à sa faim. Plus vous traitez de gens et moins vous vous trompez, plus vous gagnerez d’argent à la fin de la journée. Et cet argent va permettre à votre famille de payer la nourriture, le chauffage, d’emménager dans un meilleur appartement, etc.

Au contraire, lorsque vous vous trompez trop souvent et que vous laissez passer ou que vous renvoyez chez elles les mauvaises personnes, vous recevrez un avertissement. Et au bout de deux avertissement, vous perdrez de l’argent pour chaque erreur. Et moins d’argent signifie moins de nourriture ou de chauffage pour votre famille. Et le but principal du jeu est justement de faire vivre sa famille. Si elle meurt, vous avez perdu.

Et là, vous vous dites « Ben c’est facile, t’as qu’a faire ton boulot correctement, con ». Oui ben non, justement. Premièrement, la difficulté augmente très rapidement au fur et à mesure des jours qui passent. Quand il faut seulement vérifier le passeport au début, on se retrouve très vite à devoir vérifier le passeport, le permis de travail, le complément d’identité, si la personne ne transporte pas d’arme ou d’objets de contrebande, si elle vient d’un pays contaminé par une maladie pénible, et bien d’autres trucs encore. Donc oui, à partir d’un moment il est bien plus difficile de ne pas passer à coté du petit détail qui va pas.

Mais c’est pas tout ! Vous allez aussi être confrontés à des choix moraux qui auront une incidence sur le reste de votre partie. Si un homme se présente avec des papiers en règle et vous supplie de laisser passer sa femme (pas en règle) derrière lui sinon elle va retourner dans son pays et se faire tuer, que ferez vous ? Allez vous la laisser passer et vous prendre un avertissement ou allez vous la laisser repartir chez elle et la conduire à sa mort ? Et le jeu est rempli de choix comme ça, plus ou moins grave et impactant plus ou moins votre partie. Aiderez vous un groupe terroriste à passer des armes sur le territoire, au risque de vous faire arrêter et de voir la sécurité augmentée à la frontière à cause des attentats ? Enverrez vous le plus de gens possible en prison pour toucher une petite commission de la part du garde du poste ?

Papers, please : vis ma vie de... douanier

Cause no trouble !

J’avoue que quand j’ai essayé la beta / demo de Papers, please j’étais plutôt sceptique. Et puis j’ai commencé à jouer et à enchaîner les quelques jours disponible dans cette version d’essai. Puis j’ai acheté le jeu. Et j’ai joué, sans m’arrêter. Parce que Papers, please est vraiment addictif. On veut toujours voir ce que le jeu nous réserve le jour d’après : quelles nouvelles règles serons en vigueur ? Quelles personnes vais je croiser dans mon poste le lendemain ? Comment cette intrigue, avec ce personnage, va t-elle évoluer ? Et tout ça dans une ambiance URSS minimaliste mais très réussie.

Alors oui, le jeu est un peu répétitif et il arrive de temps en temps de faire un peu de laxisme et de laisser passer les gens sans trop vérifier les infos. Mais on revient vite au jeu, impossible d’espérer arriver au bout des 30 jours de boulot que représente la campagne sans être un minimum concentré. Et je rappel aussi que c’est un jeu indépendant, un jeu que vous lancerez de temps en temps pour vous occuper entre deux braquages sur PayDay 2 par exemple :).

Bref, je vous conseille vraiment de jeter un coup d’oeil à Papers, please, et je ne suis pas le seul. Allez voir un peu ce qu’en dis la presse spécialisée et les joueurs, vous comprendrez alors pourquoi le jeu est en ce moment dans le Top 20 des meilleures ventes sur Steam. Si vous voulez vous faire votre propre avis avant d’essayer le jeu, vous pouvez télécharger la beta / demo ici. Et si vous accrochez au jeu, vous pouvez alors l’acheter sur Steam pour 9,99€.

3 Comments

  1. Le mec il arrive a te donner envie de jouer a un jeu de douanier … !

    Je télécharge la démo

  2. Ah ah :). J’ai juste oublié de préciser que le jeu était en anglais 🙂

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